10. LES FLÈCHES DE CHARPENTERIE
. Ne s'emploie habituellement que pour désigner des clochers de charpenterie recouverts de plomb ou d'ardoise, se terminant en pyramide aiguë. Cependant, les pyramides en pierre qui surmontent les clochers d'églises sont de véritables flèches, Il nous serait difficile de dire à quelle époque remontent les premières flèches construites en bois. Il en existait au XIIe siècle, puisqu'il est fait mention alors d'incendies de clochers de charpente; mais nous n'avons sur leur forme que des données très-vagues. Ces flèches consistaient alors probablement en de grandes pyramides posées sur des tours carrées, couvertes d'ardoises ou de plomb et percées de lucarnes plus ou moins monumentales. Il faut, d'ailleurs, bien définir ce qu'on doit entendre par flèche en charpente. Dans le nord de la France, beaucoup de tours en maçonnerie étaient et sont encore couvertes par des pavillons en bois qui ne sont, à proprement parler, que des combles très-aigus. La flèche de charpenterie est une œuvre à part, complète, qui possède son soubassement, ses étages et son toit; elle peut, il est vrai, être posée sur une tour en maçonnerie, comme étaient les flèches de la Cathédrale d'Amiens avant le XVIe siècle, celle de Beauvais avant la chute du transsept, celle de Notre-Dame de Rouen avant l'incendie, comme est encore celle de la cathédrale d'Évreux; mais cependant elle se distingue toujours par une ordonnance particulière, à elle appartenant: c'est un édifice de bois, entier, posé sur un édifice de pierre qui lui sert d'assiette, comme les coupoles modernes de Saint-Pierre de Rome, du Val-de-Grâce, des Invalides, sont des monuments distincts, indépendants de la masse des constructions qui les portent. Ces œuvres de charpenterie sont les seules qui méritent le nom de flèches. On peut croire que, par suite des incendies, du défaut d'entretien et du temps, les flèches du moyen âge, d'une époque ancienne, doivent être peu communes; on en éleva un si grand nombre cependant, à partir de la fin du XIIe siècle, que nous en possédons encore quelques-unes, et qu'il nous reste sur beaucoup des renseignements précieux.
10.1 FLECHE A 4 PANS
10.2. FLECHE A 6 OU 8 PANS
10.3. FLECHE TORS dérivée de la précédente, la particularité de cette flèche est d’être " tordue " ou vrillée, une déformation naturelle de la charpente ou une construction volontaire
20. LES "Toits"
20.1 TOIT A PAVILLONconsidéré comme une flèche " courte ", sa forme est pyramidale avec 4 versants plats , la base pouvant présenter une contre-courbure
1. LES "Sans Toits"
TOIT TERRASSE surface plane et à l’air libre servant de terminaison à la tour du clocher, le périmètre extérieur peut être délimité par un garde-corps .
CLOCHER-MUR il offre la particularité d’être clocher et couronnement. Sa façade se prolonge au-delà du toit de la nef et contient la ou les cloches * Divers : leur forme n’entre dans aucune des autres types évoqués ici et rappelle celle de certains temples chinois. Elle tient du toit à pavillon et chacune de ses faces n’est constituée que d’une contre-courbure ….. * Dôme : son allure générale est celle d’une ½ sphère. Mais elle peut être totalement circulaire ou présenter des faces plus ou moins nombreuses ( * Bulbe : sa forme rappelle celle d’un " oignon ", circulaire ou à facettes, mais toujours avec une partie supérieure convexe surplombant une partie concave. Il est souvent recouvert de plaques ou tuiles métalliques (zinc, inox, cuivre). Son origine est probablement orientale. Par contre, la décoration intérieure des églises ainsi coiffées est pour la plupart du temps . * Dôme à l’impériale : association de deux formes galbées, convexe en partie supérieure (courbure), concave en partie inférieure (contre-courbure) sans que la première ne surplombe (ou très peu) la seconde. Les déclinaisons de ces 2 formes associées à une partie intermédiaire plus ou moins longue et plus ou moins inclinée, ainsi que des terminaisons (ou amortissements) fort divers, permettent d’avoir une diversité assez étendue ette forme dite à "l'impériale" à pour origine la ville de Florence en Italie aux et siècle. Un type de clocher à dôme à impérial est représenté par le clocher Comtois qui est le symbole de la Franche- Comté. Son véritable essor fait suite à la guerre de Dix Ans pour pallier la destruction de bons nombres d'édifices religieux. L'enthousiasme provoqué par sa forme originale en a fait un symbole de l'architecture religieuse Comtoise. Sa forme courbe à quatre faces est surmontée du traditionnel globe, de la croix et du coq. La base est identique mais plus ou moins étiré en hauteur, la couverture est essentiellement composée de tuiles vernissées, sauf dans les régions froides et enneigées, où les tuiles sont en métal ou en tavaillons (tuiles bois). Les motifs les plus courants sont les chevrons, les losanges, les bandes horizontales, les mouchetée et, plus rares, les fleurettes et l'abstrait. La Franche-Comté compte quelques 665 clochers de ce type: 257 dans le Doubs, 277 en est la seule exception à cette forme à quatre faces. Presque tous les clochers sont pourvus d'une horloge; les unes sont dans le dôme même et d'autres dans le bâtiment.
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